
Le déploiement des véhicules électriques s'accompagne d'obligations croissantes sur les infrastructures de recharge, les IRVE. Aménageurs, collectivités et gestionnaires de bâtiments doivent désormais équiper ou pré-équiper leurs parkings, sous peine de se retrouver en retard sur la réglementation et sur les besoins des usagers.
Pré-équipement et équipement
La réglementation distingue deux niveaux. Le pré-équipement consiste à installer les fourreaux, chemins de câbles et tableaux nécessaires pour rendre possible l'ajout ultérieur de bornes, à moindre coût. L'équipement, lui, impose l'installation effective de points de recharge. Selon la nature du bâtiment et la taille du parking, l'un ou l'autre s'applique, avec des seuils et des échéances précis.
Des seuils selon les parkings
Les obligations dépendent du type de bâtiment (résidentiel ou non), du caractère neuf ou existant, et surtout du nombre de places. Au-delà d'un certain seuil, les parkings de bâtiments non résidentiels doivent disposer d'un nombre minimal de points de recharge, avec une part accessible aux personnes à mobilité réduite. Les parkings les plus grands sont les plus concernés.
Le rôle moteur des collectivités
Au-delà de leurs propres bâtiments, les collectivités structurent le maillage territorial de la recharge, sur la voirie et les parkings publics. Elles arbitrent entre recharge lente de destination et recharge rapide, veillent à la cohérence du réseau et à son accessibilité. Cette planification suppose de connaître précisément l'existant avant de décider où installer.