Un défibrillateur automatisé externe (DAE) ne sert peut-être qu'une fois, mais ce jour-là il doit fonctionner. Face à un arrêt cardiaque, il ne reste que quelques minutes pour agir : un appareil dont la batterie est vide ou les électrodes périmées devient inutile au pire moment. La maintenance n'est donc pas une formalité administrative, c'est ce qui garantit qu'un DAE tiendra sa promesse.
Pourquoi la maintenance d'un DAE est vitale
Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont victimes d'un arrêt cardiaque en France, et le taux de survie reste faible. La défibrillation précoce, associée au massage cardiaque, augmente nettement les chances de survie. Un DAE accessible mais hors d'usage annule tout ce bénéfice. Maintenir le parc en état de marche est donc un enjeu de sécurité des personnes, pas seulement de conformité.
Les consommables à surveiller
Deux éléments d'un DAE ont une durée de vie limitée et doivent être remplacés avant leur péremption :
- les électrodes, dont la péremption se situe généralement entre dix-huit et trente mois, et qui doivent être remplacées après chaque utilisation ;
- la batterie, dont l'autonomie varie de deux à cinq ans selon les modèles ;
- les électrodes pédiatriques ou l'atténuateur, lorsque l'appareil équipe un lieu accueillant des enfants.
Anticiper ces échéances évite la rupture, car un DAE ne prévient pas toujours assez tôt qu'un consommable arrive à terme.
Les auto-tests ne suffisent pas
La plupart des DAE réalisent des auto-tests réguliers, quotidiens ou hebdomadaires, et signalent une anomalie par un voyant ou un signal sonore. C'est précieux, mais insuffisant : encore faut-il que quelqu'un regarde ce voyant. Un appareil qui clignote en rouge dans un hall désert pendant des semaines n'alerte personne. Le contrôle humain reste indispensable.
