
On ne gère bien que ce que l'on connaît. Le patrimoine arboré d'une commune se compte souvent en milliers de sujets, alignements, parcs, cimetières, cours d'école, sans que personne n'en ait la liste précise. L'inventaire arboré est le socle de toute gestion : sans lui, l'entretien se fait au coup par coup et la valeur de ce patrimoine reste invisible.
Pourquoi recenser ses arbres
Un inventaire répond à des besoins concrets : programmer les élagages, suivre l'état sanitaire, anticiper les renouvellements, chiffrer la valeur du patrimoine et démontrer l'effort de végétalisation. Il sert aussi les politiques publiques, du plan canopée à l'adaptation au changement climatique, qui supposent tous de savoir de quoi l'on parle, arbre par arbre.
Les données à relever
- l'espèce et la variété, essentielles pour anticiper le comportement de l'arbre ;
- les dimensions : circonférence, hauteur, diamètre du houppier ;
- le stade de développement et l'état sanitaire ;
- le contexte : sol, contraintes, cible, type de plantation ;
- les interventions passées et à prévoir.
Un inventaire géolocalisé
Localiser chaque arbre change tout. La carte permet de retrouver un sujet précis, d'organiser des tournées d'entretien par secteur, de repérer les concentrations d'une même espèce sensible à un ravageur, et de visualiser la couverture végétale du territoire. Un inventaire sur tableur, sans localisation fiable, perd la plus grande partie de cette valeur.